{"id":143,"date":"2015-09-11T15:37:34","date_gmt":"2015-09-11T14:37:34","guid":{"rendered":"http:\/\/fayditsdescorbieres.org\/?page_id=143"},"modified":"2015-09-11T15:37:34","modified_gmt":"2015-09-11T14:37:34","slug":"genealogie-de-la-famille-de-peyrepertuse","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/fayditsdescorbieres.fr\/index.php\/genealogie-de-la-famille-de-peyrepertuse\/","title":{"rendered":"G\u00e9n\u00e9alogie de la famille de Peyrepertuse"},"content":{"rendered":"<p><strong>Guillaume-Arnaud<\/strong> \u2013 Vicomte de Fenouill\u00e8des<\/p>\n<p>Guillaume-Arnaud, vicomte de Fenouill\u00e8des, dont il est fait mention dans une charte des archives de l\u2019archev\u00each\u00e9 de Narbonne, fait une donation \u00e0 l\u2019abbaye de Saint-Martin-du-Lez en 1004 (HGL, VII, 85). Premier vicomte connu de Fenouill\u00e8des, il est probablement parent avec les vicomtes de Castelnou et de Taza en Roussillon et Vallespir. On retrouve les pr\u00e9noms d\u2019Arnaud et de Guillaume dans la descendance des deux branches issues de ses fils Pierre et Arnaud, mais d\u2019abord dans celle de Pierre, vers 1095.<\/p>\n<p><strong>Pierre et Arnaud \u2013 Co-vicomtes de Fenouill\u00e8des<\/strong><br \/>\nPierre et Arnaud sont pr\u00e9sents \u00e0 l\u2019acte d\u2019union de l\u2019abbaye de Saint-Paul de Fenouillet \u00e0 celle de Cuxa le 25 mars 1000.<br \/>\nC\u2019est en 1015 et 1017 qu\u2019ils sont cit\u00e9s avec la qualit\u00e9 de vicomte, en 1017 dans l\u2019acte de fondation de l\u2019\u00e9v\u00each\u00e9 de Besal\u00f9 (HGL, VII, 85 et Marqua Hispanica c-1000).<\/p>\n<p><strong>Pierre-Amiel \u2013 Coseigneur de Peyrepertuse<\/strong><br \/>\nPierre-Amiel, fils d\u2019Ermengarde, fait en 1018 hommage \u00e0 B\u00e9renger, vicomte de Narbonne, pour des possessions qu\u2019il a dans cette ville (HGL, III, 251).<br \/>\nEn 1017, il est cit\u00e9 au c\u00f4t\u00e9 du comte de Besal\u00f9 dans une charte (A. de Pous \u2013 Peyrepertuse P.12).<br \/>\nIl semble que d\u00e8s 1020, Pierre-Amiel r\u00e9side \u00e0 Narbonne, ce qui pourrait pr\u00e9sager une origine familiale de haut rang (AMADO, 1973, P.39).<\/p>\n<p><strong>S\u00e9guier &#8211; ?<\/strong><br \/>\nS\u00e9guier, du ch\u00e2teau de Peyrepertuse, fils d\u2019Ermengarde, assiste \u00e0 la fondation de l\u2019Ev\u00each\u00e9 de Besal\u00f9 (A. de Pous \u2013 Fenouill\u00e8des P.116).<\/p>\n<p><strong>Oliba \u2013 Vicomte de Peyrepertuse<\/strong><br \/>\nOliba est t\u00e9moin dans la donation du comte de Besal\u00f9 en 1012 qui donne \u00e0 son fils a\u00een\u00e9 les ch\u00e2teaux de P\u00e8ne et de Tautavel. Il y est dit vicomte de Peyrepertuse. On ne connait rien d\u2019autre de lui (A. de Pous \u2013 Fenouill\u00e8des P.58)<\/p>\n<p><strong>Raymond-Pierre \u2013 Coseigneur de Peyrepertuse<\/strong><br \/>\nLes deux fr\u00e8res Raymond et B\u00e9renger, en 1073, unissent l\u2019Abbaye de Cubi\u00e8res \u00e0 celle de Moissac, en pr\u00e9sence du Bernard II de Besal\u00f9 en personne (HGL, VII, 89). Ils en profitent pour rendre \u00e0 l\u2019abbaye et \u00e0 ses moines tout ce qui avait \u00e9t\u00e9 spoli\u00e9 par son p\u00e8re et qu\u2019ils avaient re\u00e7u en h\u00e9ritage.<br \/>\n<strong>B\u00e9renger-Pierre \u2013 Coseigneur de Peyrepertuse<\/strong><br \/>\nLes deux fr\u00e8res Raymond et B\u00e9renger, en 1073, unissent l\u2019Abbaye de Cubi\u00e8res \u00e0 celle de Moissac, en pr\u00e9sence du comte Bernard II de Besal\u00f9 en personne (HGL, VII, 89)<br \/>\nCette m\u00eame ann\u00e9e 1073, B\u00e9renger-Pierre de Peyrepertuse est signal\u00e9 parmi les t\u00e9moins qui assistent au ch\u00e2teau de Besal\u00f9, \u00e0 la restitution des abbayes de Saint-Paul de Fenouillet, Saint-Martin-le-Lez et de l\u2019\u00e9glise de Maury par le vicomte de Fenouillet, Udalger. (Liber Feudorum maior, Cartulario real del Archivo de la Corona de Aragon, 2, P.445, f 5)<br \/>\nB\u00e9renger, en 1080, participe \u00e0 une assembl\u00e9e \u00e0 Narbonne (HGL, V, c, 601).<br \/>\nEn 1080, B\u00e9renger est t\u00e9moin \u00e0 deux actes de donation \u00e0 deux \u00e9glises de Narbonne (Mahul, 581).<br \/>\nEn 1080, nous retrouvons le seigneur de Peyrepertuse comme t\u00e9moin de deux assembl\u00e9es r\u00e9unies \u00e0 Narbonne par l\u2019archev\u00eaque Pierre. Au cours de la premi\u00e8re, B\u00e9renger-Pierre de Peyrepertuse, Ad\u00e9mar de Durban et Bernard-Raymond de Sigean sont qualifi\u00e9s de \u00ab centuriones \u00bb (grands chevaliers) et illustres hommes. Ils se d\u00e9marquent ainsi de nombreux autres t\u00e9moins. (Liber Feudorum maior, Cartulario real del Archivo de la Corona de Aragon, 2, P.445, f 5)<br \/>\nB\u00e9renger-Pierre, fils de Pierre-Amiel, est cit\u00e9 dans de nombreux actes, prouvant \u00e0 quel point les seigneurs de Peyrepertuse \u00e9taient de hauts dignitaires pr\u00e9sents aux cours comtal de Besal\u00f9 et vicomtale de Narbonne (Laurent Fouquernie \u2013 Peyrepertuse Forteresse royale, P.21).<br \/>\nDans les actes d\u2019hommage rendus au comte de Besal\u00f9, on lit \u00ab dans le comt\u00e9 de Peyrepertuse \u00bb (A. de Pous \u2013 Fenouill\u00e8des, P. 116). B\u00e9renger a deux femmes : Constancia, m\u00e8re de Bernard et G\u00e9ralda, m\u00e8re de B\u00e9renger.<\/p>\n<p><strong>Bernard-B\u00e9renger \u2013 Seigneur de Peyrepertuse et de Montalba<\/strong><br \/>\nEn 1095, Bernard-B\u00e9renger est cit\u00e9 dans un acte (Mahul, 581).<br \/>\nEn 1095, il est cit\u00e9 dans un hommage rendu \u00e0 Ermengarde, vicomtesse de Carcassonne.<br \/>\nEn 1110, Bernard donne aux moines de Saint-Grisant la moiti\u00e9 des d\u00eemes qui lui appartenaient.<br \/>\nIl confirme cette donation en 1113 (HGL, IV, 680).<br \/>\nBernard \u00e9pouse d\u2019abord Poncia, puis B\u00e9atrix vers 1113 (Mahul, 582 et HGL, V, 1159).<br \/>\nEn 1117, il souscrit \u00e0 l\u2019acte par lequel Bernard-Guillaume, cote de Cerdagne unit l\u2019abbaye de Saint-Martin de Canigou \u00e0 celle de La Grasse (HGL, 631).<br \/>\nIl vit en 1095 et 1117 (HGL, VII, 89).<br \/>\nEn 1107, il est cit\u00e9 \u00e0 un acte de donation du comte de Besal\u00f9.<br \/>\nEn 1108, il restitue \u00e0 l\u2019abbaye de La Grasse les lieux de Padern et Molhet, moyennant une somme de cent vingt sous de Melgueil (HGL, V, 1657).<br \/>\nEn 1113, avec son \u00e9pouse B\u00e9atrix, il donne une d\u00eeme \u00e0 Saint-Grisant.<br \/>\nEn 1118, il est dit seigneur de Montalba (A. de Pous \u2013 Fenouill\u00e8des, P. 120).<br \/>\nEn 1125, un vassal de Bernard B\u00e9renger de Peyrepertuse fut condamn\u00e9 \u00e0 c\u00e9der des droits \u00e0 Lagrasse sur l\u2019\u00e9glise de Molhet parce qu\u2019il avait fait arracher les yeux d\u2019un homme de Molhet, \u00ab sans aucune raison \u00bb ! Ce vassal dut c\u00e9der \u00e0 l\u2019abbaye sa part de la d\u00eeme du bl\u00e9, du vin, de la laine, de la viande et des brebis, qu\u2019il tenait en fief de Bernard B\u00e9renger. Cette sinistre affaire se solde par une transaction entre seigneurs : l\u2019abbaye s\u2019estimait l\u00e9s\u00e9e car on avait attent\u00e9 \u00e0 l\u2019un de ses hommes et amoindri sa capacit\u00e9 de travail. Nulle part il n\u2019est question d\u2019une compensation pour le paysan ou sa famille<br \/>\nB\u00e9renger \u2013 Seigneur de Montalba et de Peyrepertuse<br \/>\nB\u00e9renger II, fils de G\u00e9ralda, fait hommage en 1130 pour le ch\u00e2teau de Montalba (A. de Pous \u2013 Fenouill\u00e8des, P. 120), puis en 1140, au comte de Barcelone, pour Peyrepertuse, Cucugnan, Rouffiac, Triniach et Qu\u00e9ribus.<br \/>\n<strong>Petro \u2013 ?<\/strong><br \/>\nPetro de Peyrepertuse, fille de B\u00e9renger-Pierre de Peyrepertuse, \u00e9pouse Pierre-Olivier de Termes, probablement dans les ann\u00e9es 1090, elle apporte en dot l\u2019\u00e9glise et le ch\u00e2teau de Villerouge, que son p\u00e8re d\u00e9tenait injustement de l\u2019archev\u00eaque (de Narbonne) simoniaque Pierre de Rodez.<br \/>\n<strong>Pierre \u2013 Coseigneur de Peyrepertuse<\/strong><br \/>\nPierre et Arnaud, les deux fils que Bernard a eus avec Poncia font hommage vers 1150 \u00e0 la comtesse de Narbonne, de m\u00eame qu\u2019Udalger II de Fenouillet (HGL, VII, 89). Arnaud n\u2019a pas de prosp\u00e9rit\u00e9, mais Pierre, qui a \u00e9pous\u00e9 l\u2019une des s\u0153urs d\u2019Arnaud III de Fenouillet, a un fils : B\u00e9renger.<br \/>\nArnaud \u2013 Coseigneur de Peyrepertuse<br \/>\nPierre et Arnaud, les deux fils que Bernard a eus avec Poncia, font hommage vers 1150 \u00e0 la comtesse de Narbonne, de m\u00eame qu\u2019Udalger II de Fenouillet (HGL, VII, 89). Arnaud n\u2019a pas de prosp\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>B\u00e9renger \u2013 Seigneur de Peyrepertuse<\/strong><br \/>\nIl semblerait que le premier acte pos\u00e9 par B\u00e9renger de Peyrepertuse, fils de Pierre de Peyrepertuse, se situe en 1155. Gautier Langlois nous apprend, sans citer sa source, que B\u00e9renger de Peyrepertuse, du consentement de son seigneur Raimond, comte de Barcelone et prince d\u2019Aragon, engage \u00e0 l\u2019abb\u00e9 de Lagrasse l\u2019albergue qu\u2019il poss\u00e8de \u00e0 Estagel pour 1300 sous melgoriens qui lui sont n\u00e9cessaire pour se rendre au saint s\u00e9pulcre de J\u00e9rusalem (\u00ab Canton de Tuchan et Communaut\u00e9 des Hautes-Corbi\u00e8res \u00bb P.239).<br \/>\nB\u00e9renger \u00ab le vieux \u00bb vend, avec l\u2019assentiment de sa femme Condors, \u00e0 la communaut\u00e9 de Fontfroide pour 7900 sous melgoriens deux condamines dans le territoire de Livi\u00e8re (pr\u00e8s de Narbonne) le 13 ao\u00fbt 1165. (Chartier de l\u2019Abbaye de Fontfroide)<br \/>\nEn octobre 1173, \u00e0 Narbonne, dans la crypte sous le vieux palais, il est pr\u00e9sent, avec d\u2019autres t\u00e9moins, lors de la confirmation du testament d\u2019Arnaud de Fenouillet devant la vicomtesse Ermengarde et l\u2019archev\u00eaque de Narbonne. Il y atteste avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent lors de la r\u00e9daction du testament de son oncle Arnaud \u00e0 La Grasse, le 28 Septembre 1173. Le Testament stipule que B\u00e9renger doit h\u00e9riter de Fenouillet, d\u2019autres villages, des droits et surtout de la moiti\u00e9 de tous les chevaliers (vassaux d\u2019Arnaud de Fenouillet) et de leurs fiefs (l\u2019autre moiti\u00e9 \u00e9tant donn\u00e9e \u00e0 Bertrand d\u2019Auriac et Pierre-Olivier de Termes) , si sa femme n\u2019a pas d\u2019enfant, ou que ceux-ci d\u00e9c\u00e8dent avant de pouvoir disposer de leurs biens (Close testamentaire rendue nulle par la naissance d\u2019Ave de Fenouillet, fille d\u2019Arnaud, peu apr\u00e8s sa mort). (Chartier de l\u2019Abbaye de Fontfroide)<br \/>\nEn avril 1193, B\u00e9renger, accompagn\u00e9 de sa femme Condors et de ses deux plus jeunes enfants Raymond et Jusiane, confirme, au castrum de Fabrezan, la confirmation (de la donation qu\u2019il avait fait \u00e0 l\u2019abbaye de Fontfroide en 1165) que ses enfants B\u00e9renger, Pierre, Guillaume et Gu\u00e9raude avaient sign\u00e9 peu de temps auparavant \u00e0 Montgaillard, en pr\u00e9sence de Bernard, abb\u00e9 de Fontfroide. (Chartier de l\u2019Abbaye de Fontfroide) (HGL, V, 89 et Mahul, 583)<\/p>\n<p><strong>B\u00e9renger \u2013 Coseigneur de Peyrepertuse Faydit ?<\/strong><br \/>\nB\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb, fils de B\u00e9renger et de Condors, signe une confirmation de la donation faite par son p\u00e8re \u00e0 l\u2019Abbaye de Fontfroide en 1165, avec ses fr\u00e8res Pierre et Guillaume et leur s\u0153ur Gu\u00e9raude en avril 1193, au ch\u00e2teau de Montgaillard, en pr\u00e9sence de l\u2019Abb\u00e9 Bernard de Fontfroide.<br \/>\nEn f\u00e9vrier 1202, B\u00e9renger et ses fils Raymond et Guillaume, donne en alleu \u00e0 la communaut\u00e9 de Fontfroide tout ce qu\u2019elle poss\u00e8de ou pourra acqu\u00e9rir sur l\u2019\u00e9tendue de leur seigneurie. (Chartier de l\u2019Abbaye de Fontfroide)<br \/>\n<strong>Pierre \u2013 Coseigneur de Peyrepertuse<\/strong><br \/>\nPierre, fils de B\u00e9renger et de Condors, signe une confirmation de la donation faite par son p\u00e8re \u00e0 l\u2019Abbaye de Fontfroide en 1165, avec ses fr\u00e8res B\u00e9renger et Guillaume et leur s\u0153ur Gu\u00e9raude en avril 1193, au ch\u00e2teau de Montgaillard, en pr\u00e9sence de l\u2019Abb\u00e9 Bernard de Fontfroide.<br \/>\n<strong>Guillaume \u2013 Coseigneur de Peyrepertuse Faydit ?<\/strong><br \/>\nGuillaume, fils de B\u00e9renger et de Condors, signe une confirmation de la donation faite par son p\u00e8re \u00e0 l\u2019Abbaye de Fontfroide en 1165, avec ses fr\u00e8res B\u00e9renger et Pierre et leur s\u0153ur Gu\u00e9raude en avril 1193, au ch\u00e2teau de Montgaillard, en pr\u00e9sence de l\u2019Abb\u00e9 Bernard de Fontfroide.<br \/>\nLe 8 juillet 1205, Guillaume de Peyrepertuse confirme, contre 200 sous melgoriens, en faveur de la communaut\u00e9 de Fontfroide la possession du champ de Peyrepertuse qu\u2019elle acquit de son p\u00e8re B\u00e9renger. (Chartier de l\u2019Abbaye de Fontfroide)<br \/>\n<strong>Gu\u00e9raude &#8211; ?<\/strong><br \/>\nGu\u00e9raude, fille de B\u00e9renger et de Condors, signe une confirmation de la donation faite par son p\u00e8re \u00e0 l\u2019Abbaye de Fontfroide en 1165, avec ses fr\u00e8res B\u00e9renger, Pierre et Guillaume en avril 1193, au ch\u00e2teau de Montgaillard, en pr\u00e9sence de l\u2019Abb\u00e9 Bernard de Fontfroide.<br \/>\nRaymond \u2013 Coseigneur de Peyrepertuse Faydit ?<br \/>\nRaymond, fils de B\u00e9renger et Condors, signe la confirmation de la donation faite par ses parents en 1165 en faveur de l\u2019Abbaye de Fontfroide, au castrum de Fabrezan accompagn\u00e9 de ses parents, de sa jeune s\u0153ur Jusiane et d\u2019Ermengaud de Fabrezan en avril 1193.<br \/>\nEn juillet 1205, Raymond, fils de B\u00e9renger et de Condors, confirme en faveur de la communaut\u00e9 de Fontfroide, contre 180 sous melgoriens, la donation faite par son p\u00e8re au monast\u00e8re des deux condamines dites \u00ab de Peyrepertuse \u00bb situ\u00e9es dans les territoires de Montlaur\u00e8s et V\u00e9dillan.<br \/>\n<strong>Jusiane &#8211; ?<\/strong><br \/>\nJusiane, fille de B\u00e9renger et Condors, signe la confirmation de la donation faite par ses parents en 1165 en faveur de l\u2019Abbaye de Fontfroide, au castrum de Fabrezan accompagn\u00e9 de ses parents, de son fr\u00e8re Raymond et d\u2019Ermengaud de Fabrezan en avril 1193.<\/p>\n<p><strong>Raymond \u2013 Coseigneur de Peyrepertuse Faydit<\/strong><br \/>\nRaymond, fils de B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb donne, avec son p\u00e8re B\u00e9renger et son fr\u00e8re Guillaume, en alleu \u00e0 la communaut\u00e9 de Fontfroide tout ce qu\u2019elle poss\u00e8de ou pourra acqu\u00e9rir sur l\u2019\u00e9tendue de leur seigneurie en f\u00e9vrier 1202. (Chartier de l\u2019Abbaye de Fontfroide)<br \/>\nRaymond de Peyrepertuse reconnait en 1231 que Bertrand d\u2019Auriac, dans son dernier testament, a l\u00e9gu\u00e9 au monast\u00e8re de Fontfroide le Val de C\u00e9deillan avec tous ses droits et ses appartenances, relevant de sa seigneurie. Il confirme cette donation, c\u00e8de les droits qu\u2019il pouvait y d\u00e9tenir, en raison du don fait au monast\u00e8re par son p\u00e8re B\u00e9renger de Peyrepertuse, son fr\u00e8re Guillaume et lui-m\u00eame. Il accorde aux religieux le droit de d\u00e9paissance sur l\u2019\u00e9tendue de toute sa terre. (Chartier de l\u2019Abbaye de Fontfroide)<br \/>\n<strong>Guillaume \u2013 Coseigneur de Peyrepertuse Faydit<\/strong><br \/>\nGuillaume, fils de B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb donne, avec son p\u00e8re B\u00e9renger et son fr\u00e8re Raymond, en alleu \u00e0 la communaut\u00e9 de Fontfroide tout ce qu\u2019elle poss\u00e8de ou pourra acqu\u00e9rir sur l\u2019\u00e9tendue de leur seigneurie en f\u00e9vrier 1202. (Chartier de l\u2019Abbaye de Fontfroide)<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br \/>\nLa suite de la g\u00e9n\u00e9alogie de la famille de Peyrepertuse est mal document\u00e9e. En attendant de voir les actes originaux, dans lesquels les seigneurs de Peyrepertuse apparaissent durant la croisade contre les albigeois (en esp\u00e9rant que certains liens familiaux, du genre \u00ab Guilhem, fils de B\u00e9renger et de Condors \u00bb, soient sp\u00e9cifi\u00e9s sur certains actes, ce qui nous permettrait d\u2019obtenir des certitudes), il est possible d\u2019\u00e9mettre quelques hypoth\u00e8ses sur l\u2019identit\u00e9 des seigneurs de Peyrepertuse qui apparaissent en ce d\u00e9but du XIII\u00e8me si\u00e8cle.<br \/>\nIls ne nous sont connus que par quelques actes.<br \/>\n-1- Tout d\u2019abord, un certain \u00ab Guilhem de Peyrepertuse \u00bb se soumet \u00e0 Simon de Montfort le 22 mai 1217 au ch\u00e2teau de Montgaillard. Deux hypoth\u00e8ses sur son identit\u00e9 :<\/p>\n<p>. Guillaume de Peyrepertuse, fils de B\u00e9renger \u00ab le vieux \u00bb et de Condors, qui apparait pour la premi\u00e8re fois en 1193, aux c\u00f4t\u00e9s de ses fr\u00e8res et s\u0153urs pour confirmer une vente faite par leurs parents \u00e0 l\u2019abbaye de Fontfroide bien des ann\u00e9es plus t\u00f4t. L\u2019on sait que la majorit\u00e9 d\u2019un jeune noble au moyen \u00e2ge (qui lui permet d\u2019apparaitre en son nom dans les actes officiels) se situe entre 12 et 14 ans, ce qui nous am\u00e8nerait \u00e0 consid\u00e9rer que la naissance de ce Guihem remonterait au moins \u00e0 1180. Par ailleurs, nous savons que son p\u00e8re d\u00e9c\u00e8de dans le courant de l\u2019ann\u00e9e 1193 apr\u00e8s un r\u00e8gne d\u2019au moins 30 ans puisque son premier acte de seigneur date de 1165. Nous savons m\u00eame qu\u2019il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 mari\u00e9 \u00e0 cette \u00e9poque-l\u00e0, puisque sa femme Condors est cit\u00e9e dans l\u2019acte. En 1193, B\u00e9renger \u00ab le vieux \u00bb et Condors ont 6 enfants connus, Guillaume est le troisi\u00e8me de ceux-l\u00e0 (si l\u2019on admet que l\u2019ordre d\u2019apparition des enfants dans l\u2019acte correspond \u00e0 leur \u00e2ge), et son a\u00een\u00e9, B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb, doit d\u00e9j\u00e0 \u00eatre mari\u00e9 et m\u00eame p\u00e8re en 1193, mais nous y reviendrons plus tard.<br \/>\nCe Guilhem nous apparait dans un second document, dat\u00e9 du 8 juillet 1205, dans lequel il monnaye \u00e0 l\u2019abbaye de Fontfroide son droit sur des terres, que son p\u00e8re avait pourtant d\u00e9j\u00e0 vendu \u00e0 ladite abbaye. Son jeune fr\u00e8re Raymond l\u2019imite dans le courant de cette ann\u00e9e 1205.<br \/>\nSi ce Guilhem est le Guilhem de Peyrepertuse qui se soumet \u00e0 Simon de Montfort, en 1217, il serait \u00e2g\u00e9 d\u2019au moins 37 ans. Son a\u00een\u00e9, B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb, n\u2019apparait plus dans les textes apr\u00e8s 1202. De cette fratrie qui nous apparait en 1193 (B\u00e9renger, Pierre, Guillaume, Gu\u00e9raude, Raymond, Jusiane), Guillaume et Raymond serait les deux seuls h\u00e9rit\u00e9s (m\u00e2les) encore connus apr\u00e8s 1202. Dans l\u2019acte de 1217, Guilhem y est dit \u00ab homme-lige d\u2019Aymeri de Narbonne \u00bb, ce qui semble exprimer qu\u2019il occupe une place de premier plan dans le clan des Peyrepertuse, son \u00e2ge avanc\u00e9 (ainsi que le d\u00e9c\u00e8s de ses a\u00een\u00e9s B\u00e9renger et Pierre ?) pourrait confirmer cette hypoth\u00e8se, jouant le r\u00f4le d\u2019A\u00een\u00e9 et de mentor sur son fr\u00e8re Raymond (peut-\u00eatre encore en vie) et ses deux neveux Raymond et Guillaume (les fils de B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb,majeurs depuis au moins 1202), mais les preuves manquent, pour le moment\u2026<\/p>\n<p>. Guillaume de Peyrepertuse, fils de B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb, apparait pour la premi\u00e8re fois en f\u00e9vrier 1202. Il signe aux c\u00f4t\u00e9s de son p\u00e8re et de fr\u00e8re a\u00een\u00e9 Raymond un acte concernant les droits que l\u2019abbaye de Fontfroide tient sur leurs terres. Il est forc\u00e9ment majeur \u00e0 cette date, sa naissance doit donc remonter au moins \u00e0 1190, et donc celle de son fr\u00e8re Raymond au moins \u00e0 1189.<br \/>\nEn 1217, ce Guilhem aurait donc au moins 27 ans, son fr\u00e8re Raymond \u00e9tant encore en vie en 1231, ils doivent donc partager la direction de la seigneurie de Peyrepertuse, ainsi que de leurs terres en Narbonnais, en Fenouill\u00e8des, en Termen\u00e8s et en Roussillon. Raymond doit jouir d\u2019une certaine forme de droit d\u2019a\u00eenesse (m\u00eame si l\u2019on sait que celui-ci est appliqu\u00e9 d\u2019une mani\u00e8re tr\u00e8s souple dans l\u2019Occitanie du moyen-\u00e2ge), et Guillaume se serait-il laiss\u00e9 tenter par la cause, si d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, mais tellement juste (pour lui), de tous ces seigneurs faydits, en qu\u00eate d\u2019un honneur perdu, jusqu\u2019\u00e0 la mort. La pr\u00e9sence d\u2019un nombre important de seigneurs du Termen\u00e8s (B\u00e9renger d\u2019Arques, Valgu\u00e9rius et Guillaume de Carcass\u00e8s, Guillaume de Nouvelles) et au-del\u00e0 (Ermengaud de Barbaira, Guiardus de Villemagne) dans les chevaliers qui se reconnaissent comme ses vassaux ce jour-l\u00e0, semble \u00e9tayer cette hypoth\u00e8se. Il est possible que cet acte prouve que la famille de Peyrepertuse, en la personne de Guillaume, tente de r\u00e9cup\u00e9rer ce qu\u2019elle peut du Termen\u00e8s, le seigneur, Raymond de Termes, \u00e9tant mort depuis 1211 (dans un cachot d\u2019une tour de Carcassonne), et son h\u00e9ritier, Olivier de Termes, exil\u00e9 en Catalogne, \u00e9tant encore jeune (m\u00eame s\u2019il s\u2019est forg\u00e9 des amiti\u00e9s tr\u00e8s puissantes \u00e0 Barcelone, avec Jaume d\u2019Aragon en personne, mais aussi Raymond Trencavel et Raymond le jeune, comte de Toulouse).<br \/>\nIl faut aussi consid\u00e9rer que le nouveau seigneur de Termes, Alain de Roucy, devait cristalliser toute la haine (tout du moins la partager \u00e0 parts \u00e9gales avec Simon de Montfort) des Occitans et surtout des Catalans, car il semblerait que ce soit lui qui ai tu\u00e9 le roi Pierre II d\u2019Aragon \u00e0 la bataille de Muret en 1213. Il \u00e9tait, de ce fait, certainement l\u2019homme \u00e0 abattre dans les Corbi\u00e8res.<br \/>\nCe 22 mai 1217, Alain de Roucy (ainsi que tous les chevaliers les plus fid\u00e8les de Montfort) est pr\u00e9sent aux c\u00f4t\u00e9s de Simon de Montfort pour recevoir la soumission de Guilhem de Peyrepertuse, en pr\u00e9sence du suzerain de Guilhem, Aymeri de Narbonne.<br \/>\nLe comte de Montfort vient faire valoir son droit, fra\u00eechement acquit, de Duc de Narbonne, qui \u00e9tant ses droits sur Narbonne et ses d\u00e9pendances, Fenouill\u00e8des et P\u00e9rapertus\u00e8s inclus.<br \/>\nIl vient aussi certainement remettre de l\u2019ordre dans les Corbi\u00e8res, pour assurer ses arri\u00e8res, avant de partir pour une campagne militaire en Provence o\u00f9 il devra affronter les comtes de Toulouse, avant de repartir pour Toulouse, qui s\u2019\u00e9tait r\u00e9volt\u00e9e entre temps, et finalement de trouver la mort un an apr\u00e8s l\u2019acte de Montgaillard, le 25 juin 1218 aux pieds des remparts de la cit\u00e9 comtale.<br \/>\nSimon de Montfort ne remit donc jamais les pieds dans les Corbi\u00e8res apr\u00e8s ce trait\u00e9, il est donc normal de penser que cet acte eut une port\u00e9e tr\u00e8s limit\u00e9e, voire quasi nulle, et surtout une influence inexistante sur le comportement des seigneurs de Peyrepertuse \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la croisade et de ses barons. L\u2019humiliation d\u00fbt leurs laisser un go\u00fbt amer et certainement des envies de revanche, m\u00eame si celles-ci devait d\u00e9j\u00e0 les habiter depuis longtemps, tant la croisade et l\u2019installation des barons fran\u00e7ais avait modifi\u00e9 les coutumes du pays et mit celui-ci \u00e0 feu et \u00e0 sang. Leur identit\u00e9 profonde \u00e9tait certainement touch\u00e9e depuis longtemps, mais leur honneur \u00e9tait sauf, jusqu\u2019\u00e0 ce trait\u00e9 de Montgaillard.<\/p>\n<p>-2- Guillaume de Peyrepertuse est d\u00e9sign\u00e9 comme \u00ab ennemi de la Foi \u00bb au Concile de Toulouse, qui se tint en Novembre 1229.<br \/>\nRomain Frangipani, cardinal de Saint-Ange, convoque un Concile \u00e0 Toulouse en novembre 1229, pour mettre en place et coordonner les efforts des diff\u00e9rents repr\u00e9sentants de l\u2019Eglise en mati\u00e8re de lutte contre l\u2019h\u00e9r\u00e9sie dans le pays d\u2019Oc, sept mois apr\u00e8s la conqu\u00eate royale et la paix sign\u00e9e par Raymond VII, comte de Toulouse, \u00e0 Paris le 12 avril 1229.<br \/>\nMichel Roquebert nous dit : \u00ab En quarante-cinq canons, l\u2019assembl\u00e9e prit toutes les mesures propres \u00e0 \u00ab purger de la d\u00e9pravation h\u00e9r\u00e9tique de ce pays quasiment vierge pour la foi, et \u00e0 y maintenir la paix \u00bb. \u00bb.<br \/>\nDans ces quarante-cinq canons, le concile ordonne une soumission totale \u00e0 l\u2019Eglise et \u00e0 ses repr\u00e9sentants de la part des Occitans, quel que soit leur rang.<br \/>\nLa paix est aussi au centre des pr\u00e9occupations, elle fait l\u2019objet d\u2019une dizaine d\u2019articles, toujours selon Michel Roquebert : \u00ab Le canon 28 nous dit que tout homme de plus de quatorze ans doit jurer de la faire respecter (la paix). Quiconque la viole est passible d\u2019excommunication, de confiscation des biens, de condamnation \u00e0 dommages et int\u00e9r\u00eats et \u00e0 amendes (canons 28 et 34). Voleurs et routiers sont associ\u00e9s aux fauteurs de guerre et, comme eux, mis hors-la-loi (canon 36). Mais les faydits aussi \u2026 \u00bb<br \/>\nLe canon 37 concerne directement notre \u00ab Guilhem de Peyrepertuse \u00bb, il ordonne de se liguer par serment contre \u00ab les ennemis de la foi et de la paix \u00bb, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment contre Guillaume, seigneur de Peyrepertuse qui occupait le ch\u00e2teau de Puylaurens, dans le Fenouill\u00e8des, ainsi que Gaucerand de Puylaurens et Raymond de Niort (Michel Roquebert \u2013 L\u2019\u00e9pop\u00e9e cathare, Mourir \u00e0 Monts\u00e9gur, P.198).<br \/>\nL\u2019Histoire G\u00e9n\u00e9rale du Languedoc dit qu\u2019ils sont \u00ab d\u00e9clar\u00e9 excommuni\u00e9s s\u2019ils ne se soumettent pas dans les quinze jours qui suivent la tr\u00eave qui leur avait \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e \u00bb.<br \/>\nMichel Roquebert pr\u00e9cise qu\u2019ils sont tous trois \u00ab excommuni\u00e9s et d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 \u00bb.<br \/>\nNous ne savons pas si Guillaume se soumit effectivement dans la fin de l\u2019ann\u00e9e 1229, mais l\u2019absence de mention de celle-ci dans les textes tant \u00e0 faire penser qu\u2019elle n\u2019eut jamais lieux. En effet, les conditions exig\u00e9es par les autorit\u00e9s pour accepter son retour dans le giron de l\u2019Eglise et donc dans la nouvelle vie politique, que les Fran\u00e7ais et l\u2019Eglise veulent instaurer en Languedoc, semblent inacceptables, tant elles touchaient \u00e0 ses droits et \u00e0 ses terres et bien-s\u00fbr \u00e0 son honneur.<br \/>\nDeux Guilhem sont connus \u00e0 cette date dans la famille de Peyrepertuse, ceux sont les m\u00eame candidats que pour l\u2019acte de 1217 : Guilhem, fils de B\u00e9renger \u00ab le vieux \u00bb, et son neveu Guilhem, fils de B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb.<br \/>\n. Guilhem, fils de B\u00e9renger \u00ab le vieux \u00bb, aurait au moins 49 ans en 1229, et serait donc presque un vieillard pour son \u00e9poque, mais les cas ne sont pas rares de chevaliers qui firent une tr\u00e8s longue carri\u00e8re (voir les biographies de Xacbert de Barbaira-Jordi Costa i Roca, et d\u2019Oliver de Termes par Gautier Langlois).<br \/>\nSon \u00e2ge v\u00e9n\u00e9rable et sa position d\u2019ain\u00e9 pourrait justifier sa place de \u00ab chef de famille \u00bb puisqu\u2019\u00e0 travers son nom on peut consid\u00e9rer que c\u2019est tout un clan qui est vis\u00e9, car il semblerait qu\u2019\u00e0 ce moment de la croisade, les Peyrepertuse aient choisi leur camp, celui des r\u00e9sistants \u00e0 la conqu\u00eate, partisans des anciens droits f\u00e9odaux, qui ne reconnaissent pas la souverainet\u00e9 du roi de France sur leur terre, seul le Roi d\u2019Aragon a pouvoir sur eux.<br \/>\n.Guilhem, fils de B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb, aurait au moins 39 ans en 1229. Selon cette hypoth\u00e8se, Guilhem serait donc un des champions de la r\u00e9sistance occitane \u00e0 cette date, puisque les haut repr\u00e9sentants du clerg\u00e9 et les puissants seigneurs, pr\u00e9sents au concile de Toulouse, l\u2019accuse nominativement, lui et pas un autre.<br \/>\nPourquoi Raymond, son fr\u00e8re n\u2019est-il pas vis\u00e9 par ces accusations ? Y a-t-il une scission dans la famille de Peyrepertuse, entre les partisans du compromis, et de la paix (peut-\u00eatre le Comte Nuno Sanche propose-t-il une alternative convenable entre la r\u00e9sistance arm\u00e9e et la soumission pure et simple), et les chauds partisans de la r\u00e9sistance \u00e0 \u00ab l\u2019occupant fran\u00e7ais \u00bb, trouvant dans les castra du Fenouill\u00e8des et du Pays-de-Sault, un refuge et m\u00eame une base d\u2019op\u00e9ration pour \u00ab faire du d\u00e9g\u00e2t \u00bb dans les possessions fran\u00e7aises, ou chez leurs nouveaux vassaux (r\u00e9cemment soumis) ?<br \/>\n.Guilhem de Peyrepertuse et de Capendu, diff\u00e9rent des deux pr\u00e9c\u00e9dents \u2026<br \/>\nOn sait que la vicomt\u00e9 de Fenolhet et le P\u00e9rapertus\u00e8s sont au centre d\u2019un litige qui oppose Nuno Sanche, comte de Roussillon (tr\u00e8s li\u00e9 \u00e0 Xacbert de Barbaira), et Pierre de Fenolhet. En effet, Pierre de Fenolhet aurait \u00e9t\u00e9 d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de ses terres pour h\u00e9r\u00e9sie avant 1226, lors de la croisade royale, et le roi Louis VIII les aurait donn\u00e9s au comte de Roussillon, mais les choses n\u2019en rest\u00e8rent pas l\u00e0, puisque Pierre s\u2019intitule toujours vicomte de Fenolhet apr\u00e8s ces \u00e9v\u00e8nements.<br \/>\nLes Peyrepertuse se trouvent donc certainement au milieu d\u2019une lutte pour le confuse ou se m\u00ealent r\u00e8glement de comptes familiaux et guerre religieuse, le partie h\u00e9r\u00e9tique, repr\u00e9sent\u00e9 par Pierre, h\u00e9ritier l\u00e9gitime du Fenouill\u00e8des et cathare, \u00e0 n\u2019en pas douter, et le partie catholique, en la personne de Nuno Sanche, qui d\u00fbt certainement accepter de continuer de combattre l\u2019h\u00e9r\u00e9sie en \u00e9change de cette donation, mais qui pourtant compte parmi ses plus fid\u00e8les chevaliers et amis Xacbert de Barbaira, cathare lui aussi et qui ne s\u2019en cache pas. Tout cela, comme vous pouvez le constater, est tr\u00e8s complexe et difficile \u00e0 d\u00e9coder, tant les sources manquent huit si\u00e8cles plus tard.<br \/>\nPar ailleurs, il semble qu\u2019ils se d\u00e9tachent de la suzerainet\u00e9 de Narbonne, changeant d\u2019alliance, pour lier leur destin\u00e9 \u00e0 la puissante famille de Niort, ainsi que de tous ceux qui peupl\u00e8rent leurs ch\u00e2teaux depuis des ann\u00e9es, les seigneurs faydits, errants en exil. Cette donn\u00e9e peut laisser penser que les Peyrepertuse prirent le partis de Pierre de Fenolhet dans \u00ab la guerre du Fenouill\u00e8des \u00bb, se d\u00e9tachant et s\u2019opposant peut-\u00eatre parfois \u00e0 Xacbert de Barbaira lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>-3- En 1231, Raymond de Peyrepertuse apparait dans un acte de l\u2019abbaye de Fontfroide.<br \/>\nL\u2019acte nous apprend que Raymond reconnait que Bertrand d\u2019Auriac, dans son dernier testament (cela veut-t-il dire qu\u2019il y en eu d\u2019autres auparavant ?), a l\u00e9gu\u00e9 au monast\u00e8re de Fontfroide le Val de C\u00e9deillan avec tous ses droits et ses appartenances, relevant de sa seigneurie. Il confirme cette donation (qui date de 1210), c\u00e8de les droits qu\u2019il pouvait y d\u00e9tenir en raison du don fait au monast\u00e8re par son p\u00e8re, B\u00e9renger de Peyrepertuse, son fr\u00e8re Guillaume et lui-m\u00eame. Il accorde aux religieux le droit de d\u00e9paissance sur l\u2019\u00e9tendue de toute sa terre.<br \/>\nLe contenu de l\u2019acte ne laisse aucuns doutes sur l\u2019identit\u00e9 de ce \u00ab Raymond de Peyrepertuse \u00bb, en effet, la mention d\u2019une donation faite par son p\u00e8re B\u00e9renger, son fr\u00e8re Guillaume et lui-m\u00eame nous permet de savoir qu\u2019il s\u2019agit de Raymond, fils a\u00een\u00e9 de B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb, qui, accompagn\u00e9 de son p\u00e8re et son fr\u00e8re, apparaissait dans un acte de l\u2019abbaye de Fontfroide en 1202.<br \/>\nIl serait donc \u00e2g\u00e9 d\u2019une cinquantaine d\u2019ann\u00e9e en 1231.<br \/>\nPar ailleurs, il est dit dans l\u2019acte que le val de C\u00e9deillan rel\u00e8ve de \u00ab sa seigneurie \u00bb, faut-il en conclure que Raymond est le seul seigneur de Peyrepertuse \u00e0 cette date, son jeune fr\u00e8re Guilhem \u00e9tant d\u00e9c\u00e9d\u00e9 ou d\u00e9clar\u00e9 faydits, sans que lui ne soit inqui\u00e9t\u00e9, ce qui serait une exception dans les habitudes des crois\u00e9s qui, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, ne faisait pas de distinction dans les familles quand ils expulsaient des seigneurs d\u2019un territoire, ils mettaient tout le clan \u00e0 la porte, au sens propre comme au figur\u00e9.<br \/>\nLe fait que Raymond soit seul dans cet acte peut au moins prouver une chose, que son p\u00e8re B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb est mort \u00e0 cette date, ce qui nous donne un indice sur l\u2019acte suivant.<\/p>\n<p>-4- B\u00e9renger de Peyrepertuse est cit\u00e9 en 1234 aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019autres faydits comme protecteur de cathares dans le Pays de Sault.<br \/>\nMichel Roquebert, dans son histoire de la croisade des albigeois, nous dit qu\u2019en 1234, Guilhabert de Castres et Raymond Agulher, les deux plus hauts dignitaires de l\u2019Eglise Cathare se sont r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 Dourne, dans le pays de Sault, sous la protection de Bernard-Othon de Niort avec quelques chevaliers Faydits, r\u00e9fugi\u00e9s aussi \u00e0 Dourne depuis quelques temps : Pierre de Mazerolles, B\u00e9renger de Peyrepertuse et le Toulousain Alaman de Rouaix.<br \/>\nConcernant l\u2019identit\u00e9 de ce B\u00e9renger de Peyrepertuse, nous pouvons dors-et-d\u00e9j\u00e0 \u00e9carter la piste de B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb, puisque nous savons qu\u2019il n\u2019est plus depuis au moins 1231. Aucun autre B\u00e9renger n\u2019\u00e9tant connu dans la famille de Peyrepertuse \u00e0 cette \u00e9poque-l\u00e0, nous pouvons donc en conclure qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 de la premi\u00e8re trace (et la derni\u00e8re malheureusement) laiss\u00e9 par ce B\u00e9renger-l\u00e0.<br \/>\nIl serait donc \u00e0 cette date d\u00e9clar\u00e9 faydits, et donc expuls\u00e9 de ses terres, s\u2019\u00e9tant certainement mis sous la protection des seigneurs de Niort, qui continuent \u00e0 r\u00e9sister \u00e0 l\u2019invasion du hauts de leurs citadelles du plateau de Sault.<br \/>\n(Bertrand ou Bernard) de Peyrepertuse ( ?)<br \/>\nBertrand de Peyrepertuse, qui se marie avec \u2026 ? de Cabaret \u00e0 une date qui reste \u00e0 d\u00e9termin\u00e9 pourrait \u00eatre le fils de Guilhem, le fils cadet de B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb, ou d\u2019un des autres fils de B\u00e9renger \u00ab le vieux \u00bb (Pierre, Guillaume ou Raymond)<\/p>\n<p>Guillaume-Raymond de Peyrepertuse (avant 1248)<br \/>\nAu mois d\u2019Ao\u00fbt 1248, Louis IX \u00e9crit \u00e0 son s\u00e9n\u00e9chal de Carcassonne, Guillaume de Pian, pour faire restituer \u00e0 l&#8217;abb\u00e9 et aux religieux de Lagrasse, les lieux de Padern et de Molhet, usurp\u00e9s par Chabert de Barbaira et Guillaume Raymond de Peyrepertuse.<br \/>\nNOTE :<br \/>\nIl est possible que le Guillaume-Raymond de Peyrepertuse qui \u00ab usurpe les droits \u00bb de Padern et Molhet en compagnie de Xacbert de Barbaira dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIII\u00e8me si\u00e8cle (date \u00e0 pr\u00e9ciser), soit en fait Guillaume de Peyrepertuse, le fils a\u00een\u00e9 de Raymond (lui-m\u00eame fils a\u00een\u00e9 de B\u00e9renger \u00ab le jeune \u00bb), et qu\u2019il soit intitul\u00e9 comme \u00e7a pour le diff\u00e9rencier de son oncle Guilhem (fr\u00e8re de Raymond) certainement alors encore en vie. Ce Guilhem-Raymond pourrait donc \u00eatre le fameux Guilhem de Peyrepertuse qui prit part \u00e0 la r\u00e9volte de Trencavel en 1240. Il serait donc le fils de Raymond de Peyrepertuse, et il aurait donc un fr\u00e8re, Gaucelm. Les deux sont dits \u00ab de Peyrepertuse et de Capendu \u00bb, ce qui pourrait indiquer que Raymond se soit mari\u00e9 avec une dame de la parent\u00e8le des seigneurs de Capendu, des intimes de Xacbert de Barbaira, d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 tout comme lui, au profit de chevaliers fran\u00e7ais qui prendrons rapidement le nom de Capendu, semant la confusion chez les historiens qui relateront les \u00e9v\u00e8nements.<\/p>\n<p>Guillaume de Peyrepertuse (de Capendu ?) (1240, 1241)<br \/>\n16 Novembre 1240, se soumet et remet le ch\u00e2teau de Peyrepertuse \u00e0 Jean de Beaumont, avec son fr\u00e8re Gaucelin de Capendu.<br \/>\nLe mois suivant, en d\u00e9cembre 1240, les deux fr\u00e8res se soumettent \u00e0 la volont\u00e9 du Roi de France avec leur terre et leur ch\u00e2teau de Cucugnan.<br \/>\nOn le retrouve en 1241 \u00e0 Malholes pr\u00e8s de Perpignan o\u00f9 il participe \u00e0 une assembl\u00e9e et signe \u00e0 l\u2019acte par lequel le roi d\u2019Aragon proclame la tr\u00eave.<br \/>\nGuillaume aurait eu deux femmes : Guerria, m\u00e8re de Bertrand, puis Alada m\u00e8re de Guillaume. Parlant de Bertrand, il est toujours pr\u00e9cis\u00e9 fils de Guerria, alors que pour Guillaume, on ne pr\u00e9cise pas le nom de la m\u00e8re qui \u00e9tait encore en vie probablement.<br \/>\nEn 1263, sa femme Alada dit aux enqu\u00eateurs royaux se souvenir que Guillaume de Peyrepertuse f\u00fbt faydit du temps de la guerre du vicomte Trencavel (1240). Il est cit\u00e9 Guillaume de Peyrepertuse et de Capendu. Bertrand et Guillaume ses enfants, disent aux enqu\u00eateurs se souvenir que leur p\u00e8re Guillaume f\u00fbt faydit. Son fils Bertrand f\u00fbt \u00e9galement faydit.<br \/>\nGuillaume de Peyrepertuse semble donc d\u00e9c\u00e9d\u00e9 avant 1263.<br \/>\nLe fait que lui et son fr\u00e8re soient dits \u00ab de Peyrepertuse et de Capendu \u00bb est un fait int\u00e9ressant. La solution la plus probable au probl\u00e8me que pose cette double appellation, qui n\u2019apparait pas dans la famille de Peyrepertuse avant cette g\u00e9n\u00e9ration, est qu\u2019ils sont les enfants d\u2019un \u00ab de Peyrepertuse \u00bb mari\u00e9 \u00e0 une \u00ab de Capendu \u00bb.<br \/>\nCette hypoth\u00e8se pose un probl\u00e8me de taille, l\u2019identification des seigneurs de Capendu durant la croisade.<br \/>\nLa seigneurie de Capendu f\u00fbt, comme celle de Barbaira toute proche, confisqu\u00e9e pour faidiment ou h\u00e9r\u00e9sie (ou tout simplement, r\u00e9sistance \u00e0 la croisade) dans les premiers temps de la croisade (voir g\u00e9n\u00e9alogie de la famille de Capendu), et que cette seigneurie f\u00fbt donn\u00e9e par Amaury de Montfort \u00e0 Raymond de Bart (en Lorraine, voir Les crois\u00e9s), qui prit le nom de Capendu tr\u00e8s rapidement, ce qui fut la cause de beaucoup de confusions entre les deux familles chez les historiens.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p>La croisade contre les Albigeois \u00e9branla le petit monde des seigneurs f\u00e9odaux, plus gestionnaires de terres et de biens que guerriers, et la famille de Peyrepertuse semble \u00eatre un bon exemple pour comprendre le choix pos\u00e9 aux familles seigneuriales de la nouvelle fronti\u00e8re entre la France et l\u2019Aragon : rester et se soumettre pour garder ses terres ou s\u2019exiler en gardant l\u2019espoir d\u2019une revanche sur \u00ab l\u2019occupant \u00bb fran\u00e7ais.<br \/>\nIl semblerait que cette famille de Peyrepertuse se soit scind\u00e9e en deux branches, l\u2019une qui reste possessionn\u00e9e en Termen\u00e8s et que l\u2019on verra continuer \u00e0 apparaitre \u00e0 la cours de Narbonne (comme leurs anc\u00eatres avant eux), et une deuxi\u00e8me branche possessionn\u00e9e dans le sud du Fenouill\u00e8des et le Roussillon (alors encore Aragonais).<\/p>\n<p>BRANCHE NARBONNAISE<br \/>\nBertrand de Peyrepertuse (1263) Faydit<br \/>\nFils a\u00een\u00e9 de Guilhem de Peyrepertuse et de Guerria, il apparait dans les enqu\u00eates royales de 1263 aux c\u00f4t\u00e9s de son demi-fr\u00e8re Guillaume et de sa belle-m\u00e8re Alada. Les deux fr\u00e8res d\u00e9clarent, tout comme Alada, que leur p\u00e8re Guillaume de Peyrepertuse f\u00fbt faydit du temps de la guerre du vicomte Trencavel (1240). Bertrand f\u00fbt faydit lui aussi aux c\u00f4t\u00e9 de son p\u00e8re (a-t-il particip\u00e9 au si\u00e8ge de Carcassonne avec son p\u00e8re ?).<br \/>\nUne source cite sa m\u00e8re comme \u00ab Guerria d\u2019Albezu \u00bb, une des nombreuses orthographes du ch\u00e2teau d\u2019Albedun, qui se transforma peu \u00e0 peu en \u00ab Le B\u00e9zu \u00bb. Cet indice laisse \u00e0 penser que Guerria \u00e9tait une dame de la famille d\u2019Albedun, soit de la branche du B\u00e9zu, soit de la branche de Niort.<br \/>\nQuoi qu\u2019il en soit, cette famille, alli\u00e9e proche de la famille de Niort, est tr\u00e8s impr\u00e9gn\u00e9e de catharisme, surtout dans la branche du B\u00e9zu, puisqu\u2019on sait que Bernard Sermon, celui qui subit de plein fouet la croisade de 1209 et la conqu\u00eate de Montfort qui suivit, ou son fils (voir g\u00e9n\u00e9alogie de la famille d\u2019Albedun), se maria avec une cathare, une s\u0153ur des fameux Gu\u00e9raud et Bernard-Othon de Niort, champions de la cause h\u00e9r\u00e9tique et de tous les combats lors des \u00ab guerres albigeoises \u00bb .<br \/>\nIl est fort possible que cette Guerria soit elle-m\u00eame une croyante cathare, m\u00eame si aucune preuve formelle ne permet de l\u2019affirmer. Ne prouvant pas de fa\u00e7on formelle que ce Guillaume de Peyrepertuse avait adopt\u00e9 la foi cathare, son mariage montre au moins une chose, qu\u2019il en avait \u00e9pous\u00e9 la cause, en la personne de Guerria d\u2019Albezu.<br \/>\nBertrand, en raison de ses ascendances dans le pays de Sault, d\u00fbt certainement connaitre personnellement les fr\u00e8res de Niort, ainsi que tous les grands faydits de ce milieu du XIII\u00e8me si\u00e8cle (Xacbert de Barbaira, Olivier de Termes, Pierre de Fenolhet\u2026), et qu\u2019il participa certainement \u00e0 des op\u00e9rations militaires conjointes avec plusieurs d\u2019entre eux entre 1230 et 1240.<br \/>\nGuillaume de Peyrepertuse (1263)<br \/>\nDeuxi\u00e8me fils du c\u00e9l\u00e8bre faydit Guillaume de Peyrepertuse et de sa deuxi\u00e8me femme Alada. Il apparait dans les enqu\u00eates royales de 1263 aux c\u00f4t\u00e9s de son demi-fr\u00e8re Bertrand et de sa m\u00e8re Alada. Les deux fr\u00e8res d\u00e9clarent, tout comme Alada, que leur p\u00e8re Guillaume de Peyrepertuse f\u00fbt faydit du temps de la guerre du vicomte Trencavel (1240).<br \/>\nRen\u00e9 Quehen nous apprend qu\u2019il f\u00fbt ch\u00e2telain de Montesquieu en Roussillon.<br \/>\nVoir la g\u00e9n\u00e9alogie de Ren\u00e9 QUEHEN<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br \/>\nAu dire d&#8217;Alart, \u00ab l&#8217;ancienne famille de Perapertusa, issue des vicomt\u00e9s de Fenolhet, formait encore au XIVe si\u00e8cle diverses branches qui occupaient, entre autres seigneuries, celles de Rabouillet et de Montalba, au pays de Fonollet. Un de ses membres s&#8217;\u00e9tait \u00e9tabli en Roussillon et avait \u00e9pous\u00e9, avant l&#8217;an 1&#8217;lOI, Cl\u00e9mence, fille de Guillaume Durban, unique h\u00e9riti\u00e8re de la seigneurie et de l&#8217;ancienne famille dite d&#8217;Ortaffa (V. B\u00e9renger l d&#8217;Ortaffa et sa descendance). Deux autres Perapertusa \u00e9pous\u00e8rent les h\u00e9riti\u00e8res des seigneuries de Corbera et de Peyrestortes. eV. Arnaud de Corb\u00e8re et Anne de Peyrestortes). Enfin, Am\u00e9lius ou Amell de Perapertusa avait \u00e9pous\u00e9, avant l&#8217;an 1377, l&#8217;unique h\u00e9riti\u00e8re d&#8217;une riche famille perpignanaise, connue sous le nom d&#8217;Albert. )<\/p>\n<p>BRANCHE DES SEIGNEURS DE RABOUILLET ET DE JOCH<\/p>\n<p>Guillaume de Peyrepertuse<br \/>\nGuillaume de PERAPERTUSA prit parti pour le roi d&#8217;Aragon Pierre le C\u00e9r\u00e9monieux, contre le dernier souverain de Majorque, Jacques II. IL eut pour fils Bernard-B\u00e9renger. (Archives des Pyr.-Or., B. 96.)<\/p>\n<p>B\u00e9renger de Peyrepertuse<br \/>\nB\u00e9renger de PERAPERTUSA, abb\u00e9 de Sainte-Marie d&#8217;Arles (1350-1361) fut investi, le 29 ao\u00fbt 1356, de la juridiction sur l&#8217;\u00e9glise de Coustouges. (Gallia christiana, VI, col. 1091.)<\/p>\n<p>Arnaud de Peyrepertuse<br \/>\nArnaud de PERAPERTUSA remplissait, d\u00e9j\u00e0 en 1354, \u00e0 la cour de Pierre le C\u00e9r\u00e9monieux, l&#8217;office de grand veneur. Il fut ensuite pourvu de la charge d&#8217;\u00e9chanson de ce prince; il \u00e9tait en m\u00eame temps viguier de Cerdagne. Mais, en 1358, le roi d&#8217;Aragon le d\u00e9pouilla de ces divers emplois \u00e0 cause de son incapacit\u00e9, \u00ab( no pel&#8217; culpa corruptio no pel&#8217; mal vertat dell mas pel&#8217; innocencia e simplesa sua )), dit express\u00e9ment la lettre royale. Arnaud de Perapertusa avait \u00e9pous\u00e9 Ermengarde, fille de Pierre PJasen\u00e7a. (Archives des Pyr.-Or., B. 110,161.- Archives de la couronne d&#8217;A~agon, 1159,f&#8217; 177.)<\/p>\n<p>Bernard-B\u00e9renger de Peyrepertuse<br \/>\nBernard-B\u00e9renger de PERAPERTUSA, fils de Guillaume, seigneur de Rabouillet, Rocavert, Sequora, Prats et Tr\u00e9villach au pays de Fenouill\u00e8des, fut huissier d&#8217;armes du roi d&#8217;Aragon. Une lettre de Martin P&#8217;, dat\u00e9e de Catane, le 21 ao\u00fbt 1396, lui conf\u00e9ra \u00e0 vie, l&#8217;office de garde des port~ et des c\u00f4tes maritimes des comt\u00e9s de Roussillon et de Cerdagne. Dans cet emploi il recueillit la succession de Fran\u00e7ois BatUe. Le H ao\u00fbt 1401, Bernard-B\u00e9renger do Perapertusa ~pousa, \u00e0 Millas, Constance de Perellos, cousinegermaine de Raymond de Perellos, vicomte de Roda. Celle-ci lui apporta en dot, avec ses joyaux, trente mille sols barcelonais. Elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 veuve, au mois d&#8217;avril 1413. Cinq enfants \u00e9taient issus de leur union: Guillaume, Bernard-B\u00e9renger, Marguerite, El\u00e9onore et Constance. Le beau-p\u00e8re de Constance, Guillaume de Perapertusa, seigneur de Rabouillet, mourut vers l&#8217;an 1426, et le fief de cette seigneurie fut reconnu au roi de France par Guillaume de Perapertusa, fils a\u00een\u00e9 de Constance. Ce dernier ne para\u00eet pas avoir v\u00e9cu longtemps et il eut pour successeur son fr\u00e8re, Bernard-B\u00e9renger, que l&#8217;on trouve seigneur de Rabouillet, d\u00e8s l&#8217;an 1432. Les actes post\u00e9rieurs ne l&#8217;a ppelent plus que Bernard de Perapertusa oumossur de RiboUet.<br \/>\n(Archives des Pyr.-Or., B. 177. &#8211; ALART, La baronnie de Joch, dans l&#8217;almanach Le Roussillonnais, ann\u00e9e 1880.)<\/p>\n<p>Bernard-B\u00e9renger de Peyrepertuse<br \/>\nBernard de PERAPERTUSA, fils cadet et successeur du pr\u00e9c\u00e9dent dans la seigneurie de Rabouillet et autres lieux, recueillit aussi la succession de sa tante El\u00e9onore de Perellos, dans la baronnie de Joch, en 1459. Bernard de Perapertusa fit donation de ce dernier fief \u00e0 son fils Guillaume qui \u00e9tait mari\u00e9 en 1463 avec Antoinette, fille de Fran\u00e7ois Sampso, citoyen de G\u00e9rone. Guillaume prenait d\u00e8s cette \u00e9poque le titre de (seigneur de Joch) mais son p\u00e8re le portait aussi en m\u00eame temps et il surv\u00e9cut \u00e0 son fils, qui para\u00eet \u00eatre d\u00e9c\u00e9d\u00e9 sans enfants vers l&#8217;an 1474. Par son testament de l&#8217;an 1476, Bernard de Perapertusa, baron de Joch et de Rabouillet, fit des fondations de messes et d&#8217;un anniversaire dans la chapelle de Sainte-Marie de Saint-Paul-de-Fenouillet. Il avait fix\u00e9 sa r\u00e9sidence au ch\u00e2teau de Joch, o\u00f9 il mourut au mois de mars 1485. Avec lui s&#8217;\u00e9teignit la branche masculine desPerapertusa qui avait occup\u00e9 de temps imm\u00e9morial la seigneurie de Rabouillet. La fille unique de Bernard de Perapertusa avait \u00e9pous\u00e9 Roger Bruy\u00e8res, seigneur de Chalabre. Plusieurs enfants \u00e9tant n\u00e9s de cette union, Bernard de Perapertusa, d\u00e9signa, en mourant, Gaston, leur fils cadet, pour son h\u00e9ritier, \u00e0 la condition de prendre le nom et les armoiries de la maison de Peravertusa.<br \/>\n(ALART, op. cil.)<\/p>\n<p>Gaston de Bruy\u00e8res, dit de Peyrepertuse<br \/>\nGaston de Bruy\u00e8res, dit de PERAPERTUSA, \u00e9tait petit-fils du pr\u00e9c\u00e9dent par sa m\u00e8re. Celle-ci lui fit donation de ses droits sur les baronnies de Joch et de Rabouillet, le 15 juin 1485; mais Gaston de Perapertusa n&#8217;est connu comme seigneur de ces lieux que par un acte du 8 mars 1490, par lequel ce chevalier nommait un procureur pour reconna\u00eetre en son nom le fief de la moiti\u00e9 du ch\u00e2teau de Joch \u00e0 la reine de Navarre, vicomtesse de Castellbo. Gaston de Perapertusa devait \u00eatre d&#8217;un \u00e2ge assez avanc\u00e9 \u00b7\u00e0 cette \u00e9poque et il avait plusieurs enfants: Gaston, Fran\u00e7oise, Guillaume, Jeanne, St\u00e9phanie, Agn\u00e8s et Isabelle. Au mois d&#8217;avril 1502, Jeanne de Perapertusa, fille de Gaston, \u00e9pousa Fran\u00e7ois d&#8217;Oms, fils de Guillaume d&#8217;Oms, seigneur de Santa-Pau. Gaston de Perapertusa fit son testament au ch\u00e2teau de Joch, le 25 f\u00e9vrier 1505 et d\u00e9signa comme ex\u00e9cuteurs de ses derni\u00e8res volont\u00e9s, son \u00e9pouse Yolande, Jean de Bruy\u00e8res, seigneur de Chalabre, son fr\u00e8re a\u00een\u00e9, et Fran\u00e7ois d&#8217;Oms, son beau- fils. Il fit divers legs \u00e0 ses filles, dont deux, Isabelle et El\u00e9onore, prirent l&#8217;habit religieux au couvent de Saint-Sauveur de Perpignan. Il laissa cinq mille florins et ses armes \u00e0 son fils Guillaume, trois mille florins \u00e0 son autre fils Jean qui embrassa la carri\u00e8re eccl\u00e9siastique, et les revenus de la baronnie de Joch \u00e0 son \u00e9pouse Yolande, sa vie durant. Gaston de Perapertusa demanda \u00e0 \u00eatre inhum\u00e9 dans l&#8217;\u00e9glise Saint-Martin du lieu de Joch \u00ab o\u00f9 reposaient ses pr\u00e9decesseurs )).Cette d\u00e9signation s&#8217;applique \u00e0 l&#8217;ancienne \u00e9glise paroissiale de la localit\u00e9, qui \u00e9tait alors situ\u00e9e au bas et en dehors du village, sur le bord du ravin de Saint-Martin. On ne trouve ensuite aucune mention de Gaston de Perapertusa et il est probable qu&#8217;il mourut peu apr\u00e8s la date de son testament, mais son successeur n&#8217;appara\u00eet qu&#8217;en -511. Yolande, sa veuve, vivait encore en 1516.<br \/>\nFran\u00e7ois de Peyrepertuse<br \/>\nFran\u00e7ois de PERAPERTUSA, fils et h\u00e9ritier du pr\u00e9c\u00e9dent, agrandit ses domaines seigneuriaux en acqu\u00e9rant, par voie d&#8217;achat, les lieux de Rod\u00e8s et de Ropidera. Parmi les innombrables prisonniers emmen\u00e9s en France durant l&#8217;ann\u00e9e 1542 par l&#8217;arm\u00e9e du dauphin Henri, qui \u00e9tait ma\u00eetresse du Roussillon, se trouvait le damoiseau Galcerand de Vilardell y Salba, seigneur de Rod\u00e8s et Ropidera, captur\u00e9 par mussur de Arques. Le prisonnier n&#8217;avait pas les moyens de solder les 450 ducats d&#8217;or que le vainqueur exigeait pour prix de sa ran\u00e7on, et ce fut le baron de Joch qui les paya pour lui. Pour s&#8217;acquitter en vers son lib\u00e9rateur, Galcerand de Vilardell lui vendit, le 27 juin 1543, en libre et franc-alleu, les ch\u00e2teaux et lieux, avec droit de ch\u00e2tellenie, de Rod\u00e8s et Ropidera, m\u00e8re et mixte empire, toute juridiction, host et chevauch\u00e9e; et en outre les censi ves et droits que le dit Galcerand recevait \u00e0 Banyuls-dels-Aspres, SaintJean-la-Seille et Tresserre et la plus-value du territoire dit de la Massana, pour le prix de 3.400 ducats d&#8217;or. La seigneurie de Rod\u00e8s appartenait \u00e0 Galcerand de Vilardel1 en qualit\u00e9 d&#8217;h\u00e9ritier de Fran\u00e7ois Andreu, fils de F\u00e9lix Andreu qui l&#8217;ava~t acquise des h\u00e9ritiers de Fran\u00e7ois de Perellos dit de Fenouillet. Par ces acquisitions le baron de Joch devenait le plus important seigneur du Conflent. Sahorle, Finestret, Joch, Rigarda, Glorianes, Rod\u00e8s, Ropidera, Tr\u00e9villach, Sequera, Rocavert, Prats et Rabouillet formaient une tra\u00een\u00e9e en demi-cercle, de seigneuries qui s&#8217;\u00e9tendaient dans un espace tr\u00e8s consid\u00e9rable en Conflent et au pays de Fenouillet. Fran\u00e7ois de Perapertusa est mentionn\u00e9 dans un acte qui porte la date du 21 septembre H52. On ignore le nom et la famille de son \u00e9pouse. Il eut d&#8217;elle un fils appel\u00e9 Antoine, qui fut son successeur.<br \/>\n(ALART, op. cil.)<\/p>\n<p>Antoine de Peyrepertuse<br \/>\nAntoine de PERAPERTUSA, fils du precedent, baron de Joch, prit possession, le 3 mars 1556, de la seigneurie de Saint-F\u00e9liu d&#8217;Avail et d&#8217;Amont, comme procureur de Jeanne Burgues et d&#8217;Eril, veuve de Fran\u00e7ois Burgues, procureur royal \u00e0 Majorque et baron de Vallmoll. Le baron de Joch avait d\u00e9j\u00e0, \u00e0 cette \u00e9poque, \u00e9pous\u00e9 Marie d&#8217;Eril, baronne de Gelida. En mars 1579 eut lieu le mariage de Yolande, fille d&#8217;Antoine avec Gispert de Guimera de Papiol, domicili\u00e9 \u00e0 Barcelone. Antoine de Perapertusa mourut au commencement de l&#8217;an 1583. Une sentence du viguier de Conflent du Il avril de cette m\u00eame ann\u00e9e nomma Marie d&#8217;Eril, veuve du baron de Joch, tutrice de ses deux fils, Jacques et Pierre.<\/p>\n<p>Jacques de Peyrepertuse<br \/>\nJacques-Rapha\u00ebl-BlaiseLazare-Antoine de PERAPERTUSA,fils a\u00een\u00e9 du pr\u00e9c\u00e9dent, naquit au ch\u00e2teau de Joch le 7 mars 1566. Il se trouvait \u00e0 Barcelone en 1591. Il quitta cette ville \u00e0 cause de la peste et il se rendait \u00e0 la cour lorsqu&#8217;il mourut, vers la fin de septembre de cette ann\u00e9e-l\u00e0. Il avait \u00e9pous\u00e9 Marina de Maymo, qui \u00e9tait malade au ch\u00e2teau de Joch lorsque arriva la nouvelle de la mort de son mari. Elle d\u00e9clara qu&#8217;elle ne pouvait avoir dans ce manoir les m\u00e9decins et les rem\u00e8des dont elle avait besoin, et qu&#8217;en cons\u00e9quence elle allait se retirer \u00e0 Barcelone aupr\u00e8s de sa m\u00e8re et de ses s\u0153urs. En effet, le 2 octobre 1591, elle fit faire l&#8217;inventaire des v\u00eatements et des joyaux qu&#8217;elle avait au ch\u00e2teau de Joch et partit quelques jours apr\u00e8s vers Bprcelone. Jacques de Perapertusa mourut sans laisser de post\u00e9rit\u00e9 ; sa succession passa \u00e0 son fr\u00e8re Pierre.<br \/>\n(ALART, op. cil.)<\/p>\n<p>Pierre de Peyrepertuse<br \/>\nPierre de PERAPERTUSA, fr\u00e8re du precedent, reprit le titre de vicomte de Joch,. mais l&#8217;histoire ignore le privil\u00e8ge royal qui l&#8217;y autorisa. D&#8217;apr\u00e8s des notes modernes laiss\u00e9es par un procureur de Pierre de Perapertusa, ce titre de vicomte aurait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1592 par le roi d&#8217;Espagne en faveur de Fran\u00e7ois de Perapertusa \u00e0 cause de ses services militaires. Fran\u00e7ois de Perapertusa \u00e9tait mort avant 1554 et, depuis 1591jusqu&#8217;en 1599, son petit-fils ne prit jamais d&#8217;autre titre que celui de baron de Joch. Quant aux servi~ ces militaires, Pierre de Perapertusa semble, en effet, avoir jou\u00e9 plus tard un certain r\u00f4le dans les guerres du pays, mais ses exploits guerriers ant\u00e9rieurs \u00e0 1599 nous sont compl\u00e8tement inconnus. Quoiqu&#8217;il en soit, ce fut probablement pendant les Corts c\u00e9l\u00e9br\u00e9es \u00e0 Barcelone en 1599 que Pierre de Perapertusa dut \u00eatre d\u00e9cor\u00e9 du titre de vicomte par le roi d&#8217;Espagne. On en trouve la preuve dans un acte fait \u00e0 Barcelone, le 11 d\u00e9cembre 1599, par lequel Jacques Calcer, pourvu du commandement de la cit\u00e9 d&#8217;Elne, pr\u00eata serment au duc de Feria, lieutenant et capitaine-g\u00e9n\u00e9ral en pr\u00e9sence de cc Pierre de Perapertusa y de Eril, vicomte de Joch \u00bb (Archives des Pyr\u00e9n\u00e9esOrientales, B. 378, fo289). A partir de ce moment seulement Pierre de Perapertusa et ses successeurs prirent le titre de vicomte. Perapertusa voulut faire appr\u00e9cier son nouveau titre \u00e0 ses vassaux par des actes de joyeux av\u00e8nement parmi lesquels il convient de citer les suivants: le 24 avril 1600, il accorda \u00e0 la communaut\u00e9 de Joch l&#8217;autorisation d&#8217;\u00e9tabLir \u00e0 son profit Lesdroits de mesurage, taverne, bouLangerie, salaisons et h\u00f4tellerie; Pierre de Perapertusa fit une semblabLe concession \u00e0 la communaut\u00e9 de Finestret avec le droit de boucherie en plus. Cette m\u00eame ann\u00e9e, le vicomte de Joch fut \u00e9lu comme un des conseillers ou administrateurs de la confr\u00e9rie des nobles de Perpignan, fond\u00e9e sous l&#8217;invocation de Saint-Georges, au couvent de Saint-Dominique. Il \u00e9tait aussi, \u00e0 cette \u00e9poque, chevalier de l&#8217;Ordre de Saint-Jacques de l&#8217;Ep\u00e9e. Le 9 f\u00e9vrier 1612, Pierre de Perapertusa d\u00e9signa Gaston de Niort, seigneur de Caramany, pour exercer en son nom toute juridiction sur les lieux de Rabouillet, Prats, Tr\u00e9villach et Sequera. En novembre 1613, le lieutenant et capitaine-g\u00e9n\u00e9ral de Catalog&#8217;ne d\u00e9signa le vicomte de Joch pour proc\u00e9der, \u00e0 sa place, \u00ab \u00e0 la poursuite g\u00e9n\u00e9rale des voleurs, qu&#8217;il entendait faire en Roussillon et Cerdagne \u00bb. Pierre de Perapertusa avait \u00e9pous\u00e9 en premi\u00e8res noces Denyse Blan, dont il eut une fille, Isabelle, qui se maria \u00e0 Fran\u00e7ois de Pinos. Il convola en secondes noces et contracta alliance avec Rapha\u00eblle de ViLademany y de Cruilles dont il eut un fils, Antoine, son successeur. Pierre de Perapertusa mourut en 1624.<\/p>\n<p>Antoine de Peyrepertuse<br \/>\nAntoine de PERAPERTUSA, fils du pr\u00e9c\u00e9dent, embrassa avec ardeur la cause de la rebellion de la Catalogne contre le gouvernement de Madrid. Toutefois, le vicomte de Joch abandonna le parti fran\u00e7ais lors de la r\u00e9volte du Conflent en 1652. Tous ses biens furent confisqu\u00e9s et des lettres de Louis XIV, dat\u00e9es de Saint-Germain en Laye, le 26 juin 1653, firent don \u00e0 Fran\u00e7ois Calvo, mar\u00e9chal de camp {(des biens du vicomte de Joch qui sont en Roussillon et Conflent \u00bb. Apr\u00e8s la paix de 1659, la vicomt\u00e9 de Joch fut restitu\u00e9e \u00e0 Antoine de Perapertusa, mais, dans la suite et jusqu&#8217;\u00e0 la fin du XVIII&#8217; si\u00e8cle, sell biens furent confisqu\u00e9s \u00e0 chaque nouvelle guerre entre la France et l&#8217;Espagne, au profit de Fran\u00e7ois Calvo, tant qu&#8217;il v\u00e9cut, et plus tard, en 1690, au profit de Joseph de Campredon et d&#8217;Armeng\u00b7ol. Antoine de Perapertusa mourut le 18 d\u00e9cembre 1676. Il avait \u00e9pous\u00e9 C\u00e9cile .de Clariana qui lui donna une fille unique, Marie. Celle-ci devait \u00eatre son h\u00e9riti\u00e8re; elle unit ses destin\u00e9es, vers 1650, \u00e0 un officier fran\u00e7ais, Fran\u00e7oisBenjamin de Bornonville, que divers actes qualifient de marquis de Bournonville, baron de Capres et de Villefort. L&#8217;histoil&#8217;e ne conna\u00eet de ce personnage que le fait m\u00eame de son mariage et il est probable qu&#8217;il quitta bient\u00f4t apr\u00e8s le pays ou qu&#8217;il mourut car on n&#8217;en trouve plus aucune trace en Roussillon. Il laissa un fils, Fran\u00e7ois, qui succ\u00e9da \u00e0 Antoine de Perapertusaen 1676. Fran\u00e7ois de Bournonville de Perapertusa et de Clariana, vicomte de Joch, marquis de Rupit, etc. (1676-1724) eut pour successeur son fils, Sauveur (1726-1751). Ce dernier n&#8217;ayant pas laiss\u00e9 de descendance eut pour h\u00e9riti\u00e8re sa ni\u00e8ce, Marie-Jos\u00e8phe Pons de Mendoza de Bournonville et d&#8217;Eril, fille de MarieIgnacia, s\u0153ur de Sauveur de Bournonville, qui avait .\u00e9pous\u00e9 Augustin Lopez de Mendoza (1754-1766). La vicomtesse de Joch contracta alliance avec PierreBonaventure Abarca de Bolea, comte d&#8217;Aranda, marquis de Torres, etc. Elle \u00e9tait veuve en 1766. Son h\u00e9ritier fut son fils Pierre-Paul Abarca de Bolea, Ximen\u00e8s de Urrea, Pons de Mendoza, Bournonville, Perapertusa, Eril et Orcau, comte d&#8217;Aranda, vicomte de Joch, baron de Rabouillet, etc., grand d&#8217;Espagne, qui joua un r\u00f4le assez important dans l&#8217;histoire d&#8217;Espagne vers l&#8217;\u00e9poque de la R\u00e9volution.<br \/>\n(Archives des Pyr.-Or., B. 390, 394. &#8211; ALART,op. cit.)<br \/>\nBRANCHE DES SEIGNEURS DE MONTALBA<\/p>\n<p>S\u00e9guier de Peyrepertuse<br \/>\nS\u00e9guier de PERAPERTUSA, chevalier, \u00e9tait seigneur de Montalba en 1366. Il avait \u00e9pous\u00e9 Huguette de Pontos et eut d&#8217;elle un fils, Antoine, qui d\u00e9tenait encore la seigneurie de Montalba, durant l&#8217;ann\u00e9e 1386. A cette derni\u00e8re date, celui-ci \u00e9tait coseigneur de Vernet (pr\u00e8s Perpignan) simultan\u00e9ment avec Arnald de Verniola, seigneur de Calce et Bernard dez Puig. Antoine de Perapertusa ne laissa en mourant qu&#8217;une fille unique. Cette derni\u00e8re contracta alliance avec Roger \u00c7a Nespleda, seigneur des Fonts, et apporta en dot \u00e0 cette famille le fief de Montalba.<br \/>\n(Archives des Pyr.-Or., B. 115, 144, 196.)<br \/>\nBRANCHE DES SEIGNEURS DE PEYRESTORTES<\/p>\n<p>Anne de Peyrepertuse<br \/>\nPERAPERTUSA (Anne de), fille et h\u00e9riti\u00e8re de Pierre de Peyrestortes, auquel Jacques 1&#8243;&#8216;, roi de Majorque, avait conc\u00e9d\u00e9 les justices de Peyrestortes, et s\u0153ur d&#8217;Arnald de Peyrestortes, prieur de l&#8217;ordre de Saint-Jean de J\u00e9rusalem en Catalogne, avait \u00e9pous\u00e9 Seguier de Perapertusa, dont elle avait eu un fils, nomm\u00e9 Othon. Elle convola en secondes noces avec Fran\u00e7ois d&#8217;Oms, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1390 sans descendance. Anne de Perapertusa vivait encore en 1418. Le 16 janvier de cette ann\u00e9e-l\u00e0, elle passa un contrat avec les consuls de Peyrestortes, Pierre et Jean Fabre, pour effectuer la fonte d&#8217;une cloche destin\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9glise de Peyrestortes.<br \/>\n(Archives des Pyr .\u2022Or., B. 100. 106, 131, 190, 240, 257, 262, 268, G.832.)<\/p>\n<p>Othon de Peyrepertuse<br \/>\nPE.RAPERTUSA (Othon de), fils de Seguier et d&#8217;Anne de Perapertusa se distingua dans la guerre entreprise en 1423, par Alphonse V contre Jean II, roi de Castille.<br \/>\n(Archives des Pyr.-Or., B. 240.)<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois de Peyrepertuse<br \/>\nPERAPERTUSA (Fran\u00e7ois de), seigneur de Peyrestortes, prit parti contre Louis XI lorsque ce prince eut envahi le Roussillon. Ses biens furent confisqu\u00e9s et donn\u00e9s successivement: \u00e0 Pierre de Rocaberti, en 1479 ; \u00e0 Richard le Moyne, en 1480; \u00e0 Jacobo Capeci, en 1483, et \u00e0 Catherine d&#8217;Entici en i484. Fran\u00e7ois de Perapel&#8217;tusa avait contract\u00e9 mariage avec Marquesa N. &#8211; Gabrielle de Perapertusa \u00e9tait prieure des chanoinesses de Saint-Sauveur, \u00e0 Perpignan, en 1496.<br \/>\n(Archives des Pyr.-Or .\u2022 B. 292, 320, 326, 411, 412, 414.)<br \/>\nBRANCHE DES SEIGNEURS DE CASTEL-ROUSSILLON<\/p>\n<p>Amell (Amiel ?) de Peyrepertuse<br \/>\nPERAPERTUSA (Amell de), occupait l&#8217;office de ma\u00eetre des ports en Roussillon et en Cerdagne, sous le r\u00e8gne de Jean l&#8221;\u00b7d&#8217;Aragon. De son \u00e9pouse Fran\u00e7oise il eut un fils, Pierre, qui portait le titre de seigneur de Castell-Rossello, d\u00e9j\u00e0 en 1378.<br \/>\n(Archives des Pyr.-Or., B. 225, 253. &#8211; ALART,Notices historiques sur les communes du Roussillon, 1&#8243; s\u00e9rie.)<br \/>\nPierre de Peyrepertuse<br \/>\nPERAPERTUSA (Pierre de), fils du pr\u00e9c\u00e9dent, seigneur de Castell-Rossello mourut en 1400, laissant un fils qui portait aussi le nom de Pierre. Blanche, son \u00e9pouse, vivait encore en 1408.<br \/>\n(ALART,op. cit.)<\/p>\n<p>Pierre-Albert de Peyrepertuse<br \/>\nPERAPERTUSA (Pierre-Albert de), fils du pr\u00e9c\u00e9dent, cit\u00e9 pour la derni\u00e8re fois dans un acte du 19 octobre 1419, n&#8217;eut de Sibille, son \u00e9pouse, qu&#8217;un seul enfant appel\u00e9 Raymond Albert ou de Perapertusa, plus connu sous le nom de Raymond d&#8217;Ortaffa (V. ce nom).<br \/>\n(ALART,op. cit.)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guillaume-Arnaud \u2013 Vicomte de Fenouill\u00e8des Guillaume-Arnaud, vicomte de Fenouill\u00e8des, dont il est fait mention dans une charte des archives de l\u2019archev\u00each\u00e9 de Narbonne, fait une donation \u00e0 l\u2019abbaye de Saint-Martin-du-Lez en 1004 (HGL, VII, 85). 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